
THE LOOK
Un jour, je suis passée près d'un atelier où des hommes faisaient fondre du métal. L'un d'entre eux a remarqué mon appareil photo et s'est immédiatement montré hostile. J'essayais de lui expliquer la façon dont je travaillais, et que je ne photographiais jamais personne sans le connaître au préalable et sans son autorisation, mais il refusait d'entendre quoi que ce soit. Il était prêt à me frapper lorsque Seydou, que je ne connaissais pas encore, m'a tirée par l'épaule et m'a ordonné de m'asseoir sur une roue de camion qui traînait dans son atelier. J'étais bouleversée et au bord des larmes. Seydou tentait de me réconforter en me disant que mon agresseur était sous l'emprise de la drogue, mais je savais qu'il mentait. Il a appelé un jeune garçon et lui a donné un peu d'argent en lui demandant d'aller chercher quelque chose. Le garçon est revenu avec une bouteille de Coca-Cola et un jus d'orange pour moi. Je voulais rembourser Seydou, mais il a refusé catégoriquement. Il m'a dit : "On ne doit pas te faire pleurer". À cet instant, mes larmes étaient pour lui. Seydou, qui ne gagne que 6 $ par jour, ne boit jamais de Coca-Cola, il n'en a pas les moyens... Une magnifique leçon de générosité.
One day, while passing by a workshop where men were melting metal, I caught the attention of one of them with my camera, triggering an immediate hostile reaction. Despite my attempts to explain my approach, emphasizing my policy of never photographing anyone without prior consent, he remained unwilling to listen. He was about to hit me when Seydou, whom I didn’t know yet, pulled me by the shoulder and ordered me to sit on a truck wheel lying around in his workshop. I was distraught and on the verge of tears. Seydou tried to comfort me by saying that my attacker was under the influence of drugs, but I knew he was lying. He called over a young boy and gave him some money, asking him to go fetch something. The boy returned with a bottle of Coca-Cola and an orange juice for me. I wanted to pay Seydou back, but he categorically refused. He told me, « No one shouldn’t make you cry. » .At that moment, my tears were for him. Seydou, who earns only $6 a day, never drinks Coca-Cola because he can’t afford it. It was a beautiful lesson in generosity.

HANDSOME
Amadou a 20 ans. Il a appris à être un forgeron avec son Père. Il aimerait se marier mais ne gagne pas assez d'argent «prendre» une femme. Il vit avec sa famille dans un petit village loin de la ville. Son père a deux femmes et 13 enfants. Pour aller à Bamako chaque jour, il prend un bus. Le trajet dure plus d'une heure. Amadou travaille sans relâche pour gagner assez d'argent pour se marier un jour.
Amadou is 20 years old. He learned to be a blacksmith from his father. He would like to get married but doesn’t earn enough money to "pick" a wife. He lives with his family in a small village far from the city. His father has two wives and 13 children. Every day, Amadou takes a bus to Bamako, a journey that takes over an hour. He works tirelessly in hopes of earning enough to marry one day.

TEA BREAK
Moussa fait une pause en attendant que le feu fasse fondre la ferraille. Ici, que l’on soit homme, femme, vieux, vieille, jeune fille ou jeune garçon, il est normal voire indispensable que chacun prenne sa petite ou grande dose de thé par jour. L’emprise de ce thé vert est tellement forte sur la population qu’il est convenu de l’appeler « la drogue des maliens ». Drogue ou pas drogue, une large fraction d’entre eux sont unanime que sans une dose ou plusieurs fortes doses de thé du matin au soir, le malaise ressenti par tous les accros comme eux est la migraine avec une sorte douleur indescriptible.
Moussa pauses until the fire melts the scrap metal. Here, whether you are man, woman, old, young girl or young boy, it is normal or even essential that everyone takes a small or large dose of tea a day. The influence of this green tea is so strong on the population that it is agreed to call it "the Malian drug". Drug or no drug, a large fraction of them are unanimous that without a dose or several large doses of tea from morning to night, the discomfort felt by all addicts like them is migraine with a kind indescribable pain.

SLEDGEHAMMER
Oumar a 16 ans. Il travaille avec son frère qui est forgeron comme lui. Il a commencé son apprentissage à l'âge de 10 ans. Les 7$ qu'il gagne par jour servent à nourrir ses 7 frères et soeurs et ses parents. Il a le corps d'un homme de 25 ans. Toute la journée il tape avec sa masse sur le métal brulant pour le forger. Le tee shirt qu'il porte est brulé par les étincelles du feu entretenu par son frère.
Oumar is 16 years old. He works with his brother who is a blacksmith like him. He started his apprenticeship at the age of 10. The $7 a day he earns is used to feed his seven siblings and his parents. He has the body of a 25-year-old man. All day long he hits the burning metal with his mass to forge it. The T-shirt he wears is burned by the sparks of the fire maintained by his brother.

AMADOU

MOUSSA

HUSKY

DRISSA

NOBLE

WORKSHOP
Bourama, au premier plan, est le chef de cet atelier, son neveu, Soury debout derriere lui est en apprentissage. Le Père de Soury est mort l'année dernière d'une méningite foudroyante. Il est le plus agé des garçons de sa famille. Bourama, selon la tradition a épousé la mère de Soury devenue veuve. Bourama qui avait déjà deux femmes et 8 enfants se retrouve responsable de 6 enfants de plus. Soury, déjà très mûr pour son âge, sait qu'il est un poids pour son oncle. Il ne va pas à l'école bien sûr et travaille 7 jours sur 7 pour aider son oncle à l'atelier.
Bourama, in the foreground, is the head of this workshop, his nephew, Soury standing behind him is learning. Soury's father died last year of devastating meningitis. He is the oldest of the boys in his family. Bourama, according to tradition married Soury's mother who was a widow. Bourama who already had two wives and 8 children is now responsible for 6 more children. Soury, already very mature for his age, knows that he is a burden for his uncle. He does not go to school of course and works 7 days a week to help his uncle at the workshop.

IBRAHIM

POT MAKER

CIGARETTE
De la ferraille, les coups de masse sur l’enclume, du bruit, du feu. Le fer fond ici dans des fourneaux de fortune creusés à même le sol. Le feu est entretenu par une soufflerie actionnée par une roue que l’on tourne inlassablement. L’acier fondu est ensuite coulé dans les moules. Tous les métaux sont recyclés. Les voitures accidentées, les camions en fin de vie sont démontés et réduits en pièces métalliques qui seront fondues pour renaître sous les coups de marteaux des forgerons.
Scrap metal, mass blowing on the anvil, noise, fire. The iron melts here in makeshift furnaces dug into the ground. The fire is maintained by a blower driven by a wheel that is turned tirelessly. The molten steel is then cast into the moulds. All metals are recycled. The damaged cars, the trucks at the end of their life are dismantled and reduced to metal parts which will be melted down to be reborn under the blows of hammers of the blacksmiths.

TEA UNDER THE TENT
Mamady prend une pose et boit son thé, sous la tente. Personne ne dit à Mamady lorsqu'il doit reprendre le travail. Ses poses ne durent que quelques instant. Le temps que le métal fonde ou le temps que les objets qu'il vient de démouler refroidissent. Il sait qu'il doit fabriquer 15 marmites par jour avec ses collègues forgerons pour gagner 7$ par jour. Malgré la poussière, la chaleur et le travail harassant Mamady conserve le sourire.
Mamady poses and drinks her tea in the tent. Nobody tells Mamady when he has to go back to work. His poses last only a few moments. The time for the metal to melt or for the objects it has just unmoulded to cool. He knows he has to make 15 pots a day with his fellow blacksmiths to earn $7 a day. Despite the dust, the heat and the hard work Mamady keeps smiling.

HULK

RAYBAN

THE BOX
POTS

BLOWER

SHARPENER
Des associations de forgerons, comme celle de Médine à Bamako, produisent essentiellement à partir de métaux de récupération, toutes sortes d’objets utiles à la vie quotidienne: marmites, seaux, poulies, écrous... De la ferraille, les coups de masse sur l’enclume, du bruit, du feu. Le fer fond ici dans des fourneaux de fortune creusés à même le sol. Le feu est entretenu par une soufflerie actionnée par une roue que l’on tourne inlassablement. L’acier fondu est ensuite coulé dans les moules. Tous les métaux sont recyclés. Les voitures accidentées, les camions en fin de vie sont démontés et réduits en pièces métalliques qui seront fondues pour renaître sous les coups de marteaux des forgerons.
Associations of blacksmiths, such as that of Medina in Bamako, produce essentially from recovered metals, all kinds of useful objects for everyday life: pots, buckets, pulleys, nuts... Scrap metal, mass blows to the anvil, noise, fire. The iron melts here in makeshift furnaces dug into the ground. The fire is maintained by a blower driven by a wheel that is turned tirelessly. The molten steel is then cast into the moulds and all metals are recycled. The damaged cars, the trucks at the end of their life are dismantled and reduced to metal parts which will be melted down to be reborn under the blows of hammers of the blacksmiths.

THE PICK
BLACK-LIGHT

HOT PLIERS

KARIM
Karim est un des rares enfants à pouvoir aller à l'école. Son Père est un des forgerons les plus réputés dans le quartier de Médine. Il n'a cours que de 7h30 à 12H30. Il doit ensuite rejoindre son atelier où il travaille tous les jours jusqu'à 18h30. Karim déjeune sur place avec les forgerons. Son repas n'est constitué que de pain blanc et de sauce tomate avec des oignons. Si Karim poursuit sa scolarité, il saura lire et écrire et bien qu'il soit sûr qu'il sera forgeron, il aura une place prépondérante au sein de sa communauté.
Karim is one of the few children who can go to school. His father is one of the most famous blacksmiths in the district of Medina. He only has class from 7:30 to 12:30. He then has to go to his workshop where he works every day until 6.30 pm. Karim has lunch with the blacksmiths. His meal consists only of white bread and tomato sauce with onions. If Karim continues his education, he will be able to read and write and although he is sure that he will be a blacksmith, he will have a prominent place in his community.

SAW
La journée de Bakary commence tôt. Après l'école, il rejoint son père dans l'atelier de forge. Malgré son jeune âge, il montre déjà une habileté surprenante et une détermination qui impressionne les aînés du village. Bakary est en apprentissage, et chaque jour est une nouvelle leçon. Il apprend à manier le marteau avec précision, à contrôler la température du métal et à utiliser différents types d'outils pour différentes tâches.
Bakary begins his day early. After school, he heads to the forge to join his father. Though he is young, his impressive skill and determination have already caught the attention of the village elders. Bakary is an apprentice, and each day is a new lesson. He learns to handle the hammer with precision, control the temperature of the metal, and use different types of tools for various tasks.
CONCENTRATION

TRAINEE

LEARNING

TIN MAN

GLANCE

HEALING

TINY

BREAK

ASLEEP
Il est 4 heures Samba, 12 ans s'est endormi profondément, malgré le bruit incessant des marteaux sur l'enclume et des meules qui polissent le métal. Samba est arrivé ce matin à 7 heures et n'a prit aucune pause aujourd'hui. J'ai partagé mon pain blanc avec des sardines en boite avec lui. Il était tellement épuisé, qu'après son rapide repas il s'est endormi. Il est très apprécié par les anciens parce-qu'il travaille dur et vite. Samba, comme beaucoup de garçons au Mali est fan de football. Son rêve: devenir footballeur et représenter son pays lors de matchs internationaux.
It is 4:00pm Samba, 12 years old is sound asleep. He came to work this morning at 7:00 and did not take any breaks today. I shared my white bread with canned sardines with him. He was so exhausted after his meal that he fell fast asleep despite the incessant noise of hammers on the anvil and wheels that polish the metal. He is highly appreciated by the elders because he works hard and fast. Samba, like many boys in Mali is a football fan. His dream is to become a footballer and represent his country in international games.

THE TAILOR

BASKETRY

THE PARMACIST

MAMADOU'S SHOP

STORAGE

WORKSHOP

DUMP

FLAG

ALI'S GOATS

LITTLE ONE

BABY GIRL

BRACELETS

SISTERS

THE BATH

BOWL

BARBER

PEEK

FAMILY

KETTLES

KOULIKORO
Koulikoro, à 50 kilomètres de Bamako, est un important centre d'extraction de sable et de graviers destinés à la production de matériaux de construction. Le sable est extrait du lit du Niger, puis transporté jusqu'à la plage faisant office de chantier.
Koulikoro, 50 kilometres from Bamako, is an important sand and gravel extraction centre for the production of building materials. The sand is extracted from the Niger bed and transported to the beach used as a construction site.

WAITING
Fatoumata est ici avec sa fille Mariam et attend les hommes qui reviennent sur les canots remplis de sable. Elle devra le tamiser en différentes tailles. Elle porte tous les jours des charges de sable et la nuit ses épaules et son dos lui font mal. Fatoumata est mariée à Amidou, un pêcheur de sable. À l'âge de 25 ans, elle a déjà 4 enfants. Elle est originaire d'un petit village dans le nord du Mali. Toute la famille est venue s'installer à Koulikoro il y a 3 ans pour travailler dans l'industrie du sable. "Si vous n'êtes pas fort physiquement, vous ne pouvez pas faire ce travail parce que c'est épuisant" Les creuseurs de sable travaillent tous les jours de 7 heures-17 heures. Ils font à peine 6$ par jour. Ils plongent à quelques mètres de profondeur au fond du Niger pour draguer le gravier. Le sable, tamisé est ensuite transporté vers la capitale puis utilisé pour fabriquer du béton.
Fatoumata is here with her daughter Mariam and is waiting for the men who come back on the canoes filled with sand. She will have to sift it into different sizes. She carries loads of sand every day and at night her shoulders and back hurt. Fatoumata is married to Amidou, a sand fisherman. At the age of 25, she already has 4 children. She is from a small village in northern Mali. The whole family moved to Koulikoro 3 years ago to work in the sand industry. "If you're not physically strong, you can not do this job because it's exhausting." Sand diggers work every day from 7 am to 5 pm. They make just $ 6 a day. They dive a few meters deep at the bottom of Niger to dredge the gravel. The sieved sand is then transported to the capital and then used to make concrete.

SIEVING
Les hommes partent en pirogues jusqu'au milieu du fleuve. Ils plongent en apnée pour draguer le fond et remplir leurs seaux de sable qu'il déversent ensuite dans leur pirogues. Les bateaux ne pouvant pas accoster sur le rivage, le transfert du sable est assuré par des équipes de deux hommes munis d'un brancard. Le sable brut doit sécher au soleil, il est ensuite passé au tamis pour le séparer des graviers, puis transporté à la pelle dans les camions. Pas de machines, aucune automatisation, tout se fait à la force du poignet. Tout le monde est à l'oeuvre, dix heures par jour, six jours sur sept, pour quatre euros par jour.
Men leave in canoes to reach the middle of the river. They snorkel to dredge the bottom and fill their buckets of sand that they pour into their canoes. As boats can not dock on the shore, the sand is transferred by teams of two men with a stretcher. The raw sand must dry in the sun, then sieved to separate it from the gravel and then shoveled into the trucks. No machines, no automation, everything is done with the force of the wrist. Everyone is at work, ten hours a day, six days a week, for four euros a day.

CANOE
La pratique de la «plongée» est très délicate dans cette activité d'extraction de sable. Surtout en période de crue. Il s'agit d'un travail d'équipe impliquant plusieurs bateliers. Tandis que l'un d'eux maintient le bateau à l'eau en équilibre, un autre est chargé d'amener le matériau (sable ou gravier) à la surface de l'eau en tirant sur la corde à laquelle est attachée un seau qu'un ou deux plongeurs remplissent de sable ou de gravier. Les plongeurs descendent au fond de la rivière, quelle que soit la profondeur. La plongée peut prendre 1 à 3 minutes. Parfois, la corde, qui sert de moyen de communication entre le plongeur et la surface se brise parfois ou est mystérieusement abandonnée par ses coéquipiers, causant la mort du plongeur.
The practice of "diving" is very delicate in sand extraction activity. Especially during flood periods. This is a team effort involving several boatmen. While one of them keeps the boat in balance on the water, another is responsible for bringing the material (sand or gravel) to the surface of the water by pulling on the rope to which is attached a bucket that one or two divers fill with sand or gravel. Divers go to the bottom of the river, regardless of depth. The dive may take 1 to 3 minutes. Sometimes the rope, which serves as a means of communication between the diver and the surface, breaks or is mysteriously abandoned by his teammates, causing the diver's death.

SAND

THE TENT

REST
On dit que les pêcheurs de sable on des grigri qui leur portent chance contre le bafaro, le mauvais esprit de la rivière. La superstition est très présente ici, comme d'ailleurs partout en Afrique. Fatou m'a dit un jour " mon frère s'est noyé l'année dernière, le démon des eaux l'a pris et ses jambes se sont paralysées quand il a plongé". Ma famille est allée voir le marabout et depuis nous sommes protégés du bafaro. Koulikoro.
It is said that fishermen have lucky charms to protect them against the "Bafaro", the evil spirit of the river. Superstition is very present here, as elsewhere throughout Africa. Aminatou told me one day, "my brother drowned last year, the water demon took him and his legs were paralyzed when he dived. My family went to see the marabout and as of today, we are protected from the Bafaro. Koulikoro".

SANDWOMAN

LAUGHTER
Les femmes transportent le gravier des pirogues dans des seaux, elles les portent sur leurs têtes et marchent adroitement, jusqu'à la rive. Malgré le travail qui ne s'arrête jamais et les lourdes charges qu'elles transportent, les femmes gardent toujours une bonne humeur.
Women carry the gravel from the canoes in buckets, carry it on their heads and walk skillfully to the shore. Despite the work that never stops and the heavy loads they carry, women are always in a good mood.

DIGGERS
Gisements aurifères de Koulikoro, quelques arbres, quelques buissons, des trous circulaires au sol et une poussière envahissante. Ils sont tous là, ces hommes ces femmes et ces enfants installés par centaines dans des abris de tôles et de sacs plastique. Ils sont là pour l'or. il n'y a pas de concessions. Le premier arrivé est le premier servi.
Koulikoro goldmines, some trees, some bushes, circular holes in the ground and an invasive dust. They are all there, these men, these women and these children installed by the hundreds in shelters made of sheet metal and plastic bags. They're here for the gold. There are no concessions. First come first served.

THE WAITING

EXHAUSTED
Ces hommes, habités par l'espoir, restent parfois trois heures au fond à creuser. Ils remontent épuisés, blancs de poussière et de terre sèche.
These men, inhabited by hope, sometimes stay three hours at the bottom to dig out the gold. They come back exhausted, white with dust and dry soil.

GOLD MINER
Les trous ne dépassent pas un mètre de diamètre. Ils s'enfoncent jusqu'à 38 mètres de profondeur. Les hommes descendent à mains nues, le dos à la paroi, la pioche à la ceinture, la lampe au front. Au fond, des galeries latérales, pas de lumière, pas d'air, et un constant danger d'effondrement. Le travail est extrêmement difficile et en plus de la force physique il faut du courage et de la détermination pour casser la roche dans les labyrinthes où il fait perpétuellement nuit et où l'air se raréfie.
The holes do not exceed one meter in diameter. They reach a depth of 38 metres. The miners go down with their bare hands, their backs to the wall, the pickaxe on their belts, the lamp on their foreheads. At the bottom, lateral galleries, no light, no air, and a constant danger of collapse. The work is extremely difficult and in addition to physical strength it takes courage and determination to break the rock in the labyrinths where it is perpetually dark and where the air is becoming scarcer.

THE BREAK

DREAMING
Une grande partie de l'or des mines artisanales du Mali est achetée par de petits commerçants qui fournissent des intermédiaires et des maisons de commerce à Bamako, la capitale du pays.
Much of the gold from Mali's artisanal mines is bought by small traders who supply middlemen and trading houses in Bamako, the country's capital.

YOUNG DIGGER

THE POND

LOVE OF A MOTHER

BABY'S BOTTLE
SILVER BRACELET
CRUSHING

DRY DIRT

LADY MINER

GOLD
Une fois que le minerai a été broyé pour obtenir du sable fin, il est lavé (ou pané) pour l'or. L'orpaillage est la technique de base pour récupérer l'or du minerai. L'agitation circulaire du minerai et de l'eau dans une casserole fait que l'or se dépose au fond de la casserole, tandis que le matériau plus léger peut être éliminé par le haut. Les mineurs d'or artisanaux au Mali utilisent du mercure pour extraire l'or du minerai.
Once the ore has been crushed to obtain fine sand, it is washed (or breaded) to produce gold. Gold panning is the basic technique for recovering gold from the ore. The circular agitation of ore and water in a pan causes the gold to settle to the bottom of the pan, while the lighter material can be removed from above. Artisanal gold miners in Mali use mercury to extract gold from ore.

HOPE

THE BIKE
C'est sur une petite île près de Ségou que sont fabriquées presque toutes les poteries du pays. Ce sont les plus belles poteries du Mali. Les femmes de cette région ont gardé le métier de potière de génération en génération. Elles sont renommées pour la qualité de leurs vases et de leurs jarres.
The vast majority of the country's pottery is crafted on a small island near Ségou. It represents the finest pottery in Mali. Women in this region have preserved the art of pottery from generation to generation, earning renown for the quality of their vases and jars.

HOME

THE POTTER

TEA FOR TWO

ARRANGING

INFERNO
La cuisson, suivant une tradition séculaire, offre un spectacle saisissant. Les poteries sont placées au centre du village, puis recouvertes de fagots de bois et de paille. Les femmes allument leur production collective dans un immense brasier. La chaleur dégagée par cet incendie est insoutenable.
Following a centuries-old tradition, the firing process yields a captivating display. Pottery is arranged in the heart of the village, covered with bundles of wood and straw. Women ignite their collective production in a massive bonfire.The intense heat radiating from this inferno is almost unbearable.

SMOKE
Le paysage devient volcanique, la chaleur est cinglante et la fumée étouffe. Dans ces tas de brindilles, la température moyenne peut atteindre 700°.
The landscape becomes volcanic, the heat is scathing and the smoke is suffocating. In these piles of twigs, the average temperature can reach 700°.

THE SHADOWS
Pendant la cuisson des poteries, on distingue les silhouettes des femmes à travers l'atmosphère enfumée. Etrange chorégraphie d'ombres et de lumières rappelant les tableaux de l'école Hollandaise du XIXème.
During the cooking of the pottery, the silhouettes of the women can be seen through the smoky atmosphere. Strange choreography of shadows and lights reminiscent of the paintings of the 19th century Dutch school.

THE FAREWELL

















































































